mercredi 30 septembre 2009

Benito Cabo, ou la réponse du journal El Pais aux pressions sionistes

Eugenio Suarez, chroniqueur littéraire du journal espagnol El Pais a choisi tout récemment d’offrir au lectorat une nouvelle revue « critique » d’un roman de l’écrivain Benito Cabo paru voici deux ans.
Il explique qu’il le signale à nouveau parce que c’est selon lui un livre intéressant qui, toujours selon lui, n’a malheureusement pas rencontré le succès qu’il méritait.




On peut légitimement s’étonner d’une sollicitude assez inhabituelle chez les journalistes et donc hésiter à se contenter de cette explication.
Si la qualité du livre ne semble pas douteuse, il faut situer le regain d’intérêt d’El Pais à son égard à la lumière des accusations d’antisémitisme qui ont été proférées à l’encontre de ce journal par l’entité sioniste et la fameuse Anti Defamation League (ADL), accusations fondées sur la façon dont ce quotidien, mais aussi El Mundo un autre titre espagnol important,  a rendu compte de l’agression sioniste contre Gaza. Les sionistes mettent notamment en cause la caricature que vous trouverez par ce lien. La traduction (correcte) de la légende, je la laisse aux bons soins de nos amis de Sion.
Et il va aussi de soi que l’ADL a constaté une sensible poussée d’antisémitisme en Espagne (comme d’ailleurs en Norvège, en Suède et en vérité un peu partout).


Cet article est donc en réalité une réponse assez élégante aux accusations formulées par l’entité sioniste et ses suppôts.
On aimerait d’ailleurs que ce roman rencontre un vif succès et qu’il soit traduit en français, d’autant qu’il est absolument fidèle à la réalité historique.

Une précision toutefois : Ion Victor Antonescu, le chef de l’Etat roumain de l’époque, s’il a pactisé avec Hitler, si son armée a procédé au massacre de Juifs et livré des Juifs réclamés par le régime nazi, semble avoir protégé ses concitoyens de confession israélite dans une démarche qui le rapproche de Philippe Pétain. L’opération d’évacuation décrite dans le livre n’avait d’ailleurs été rendue possible que par la vieille amitié d’Antonescu avec le président des communautés juives de Roumanie.




Nazis et Juifs bras dessus bras dessous
Par Eugenio SUÁREZ, El Pais (Esp) le 21/09/2009 traduit de l’espagnol par Djazaïri


Il y a 70 ans débutait la guerre mondiale et un de ses chapitres collatéraux les plus terrifiants fut l’extermination des Juifs. Penser au mot nazi évoque immédiatement son contraire : Juif. Pour sa rareté – du moins pour moi – je crois intéressant de rendre compte d’un livre curieux qui n’ayant pas rencontré d’écho médiatique à ce jour, n’a été tiré qu’en un nombre restreint d’exemplaires. Comme il en faut pour tous les goûts ["hay gente pa tó"], je me permets de le signaler à nouveau au nom de la curiosité qu’il peut susciter.

Il traite de circonstances qui sont restées secrètes ou connues de très peu de gens, de pactes, d’accords et de communauté d’intérêts entre Hitler et les Juifs sionistes. Le livre, sous forme romancée, comporte des documents en annexe avec de solides références sur les faits présentés. Son titre : El expediente Sión [Le dossier Sion], publié par les éditions Depha en 2007. Son auteur : Benito Cabo, un Asturien d’Avilés, licencié en droit de la Complutense [université de Madrid], qui réside et travaille à Madrid. Voilà pour les références.


Le récit commence avec l’affrètement d’un vieux bateau nommé Sparta, qui quitta en 1941 le port roumain de Constantza avec à bord 769 Juifs Roumains qui aspiraient – moyennant un prix très élevé – à se rendre au port de Haïfa en Palestine. Deux années s’étaient donc écoulé depuis l’éclatement du conflit et la signature du pacte germano-soviétique suivis par le déclenchement des hostilités entre l’Allemagne et l’URSS. Connaissant l’antisémitisme nazi que j’ai vécu à la fin de cette guerre en qualité de correspondant de presse à Budapest, j’avais vu, soit dit en passant, des choses de manière très directe lorsque j’avais hébergé certains de ces êtres sans défense avec une étoile jaune cousue sur leurs vêtements.
Le navire se nommait en réalité Struma comme le confirme la documentation, il battait pavillon panaméen ; et l’odyssée de sa cargaison humaine en Méditerranée pendant 74 jours, est relatée avec minutie dans le livre. Comment est-il possible que près d’un millier de Juifs aient tenté l’aventure d’atteindre la terre promise d’Israël en cette période et dans de telles conditions ?
Lorsque, après un voyage difficile, ils furent en vue de la terre de Palestine, les autorités britanniques – haïes par les Arabes et par les Juifs – qui exerçaient un dur protectorat (je suis allé là bas) soupçonnant la manœuvre, refusèrent la permission d’accoster et le bateau renta alors de rallier Istanbul. Là bas, les Turcs, cédant à une exigence anglaise, le refoulèrent implacablement. Et, terme d’un périple difficile de plus de deux mois, à dix milles d’Istanbul, un sous marin russe tira une torpille qui coula le navire. Une seule personne en réchappa, dont le nom apparait dans le livre et qui vit maintenant aux Etats Unis.


LA grille d’’interprétation proposée par le récit est incroyable et en même temps vraisemblable. Les Juifs sionistes entrent en contact avec les autorités allemandes via l’ambassadeur d’Allemagne à Ankara, Franz Von Papen, ex-chancelier de la république de Weimar et allié fidèle d’Hitler.
La proposition était simple : l’Allemagne soutient l’installation des Juifs en Palestine, où un commando spécial attaquera la cité portuaire d’Haïfa ; les Juifs de toute l’Europe afflueraient en Israël pour fonder un Etat autonome et une base allemande qui couperait l’alimentation en pétrole arabe, neutraliserait le canal de Suez et les forces britanniques se retrouveraient enfermées dans un piège mortel. De son côté, Rommel empêcherait la retraite des troupes britanniques, le tout réalisé avant l’intervention des Etats Unis sur le continent européen. Le Royaume Uni se verrait obligé de demander ou d’accepter la paix et l’armée allemande aurait les mains libres pour affronter le véritable ennemi : la Russie soviétique. Le Führer avait approuvé le projet, faisant la distinction entre sionistes et Juifs en général, voués à l’extermination selon son idéologie politique.


Je ne veux pas gâcher l’intérêt du récit, vraiment passionnant, à pat le phénomène contagieux qui n’a pas épargné l’auteur et qui consiste à employer des mots vulgaires pour décrire des situations érotiques non nécessaires et qui affaiblissent une partie de la narration.
Intéressante sans doute, par son caractère véridique, la surprenante alliance d’une partie du peuple juif avec ses bourreaux
.

mardi 29 septembre 2009

La Norvège, ce pays antisémite

Combien de pays antisémites à travers la planète Terre?

Rassurez-vous, si vous avez un peu de mal à compter, vous aurez plus vite fait de dénombrer les pays qui ne sont pas antisémites: il n'y en a aucun (zéro).

En effet des officines du genre ADL (Anti-Defamation League) ne cessent de nous fournir des statistiques plus alarmantes les unes que les autres sur l'antisémitisme en baisse mais le plus souvent en hausse malheureusement.
Toutefois, quand la statistique est à la baisse, ce ne peut-être que temporaire et dissimuler des hausses dans tel ou tel secteur géographique, ou telle catégorie sociale du pays concerné.

Saviez-vous par exemple que la Norvège (comme le reste de la Scandinavie) est un pays notoirement antisémite?

Eh bien, si vous l'ignoriez, le ministre des affaires étrangères sioniste Avigdor Lieberman vous le rappelle preuves à l'appui.
Par exemple, le fait que la délégation norvégienne n'ait pas quitté la salle lors du discours du président Iranien Mahmoud Ahmadinejad.
Car ne vaut-il pas mieux être taxé d'anti-iranisme (ou aryanisme je ne sais pas comment le formuler) plutôt que d'antisémite?

Mais, objecterez-vous, il y a au moins un pays au monde qui n'est pas antisémite et il s'agit de l'entité sioniste elle-même.

A voir, car un certain nombre d'indications laissent à penser que ce n'est pas du tout le cas.

lundi 28 septembre 2009

Dixit Tzipora Livni: la "shoah" n'est pas la cause de la création de l'entité sioniste

Si les représentants européens à l’ONU, boycott oblige, n’ont pas pu entendre Mahmoud Ahmadinejad conclure son discours en s’écriant « Vive l’amour, vive la spiritualité,» ils ont été par contre emballés par celui de Benjamin Netanyahu, le premier ministre sioniste.

Et là où les représentants occidentaux ont littéralement eu le souffle coupé, c’est quand le dit premier ministre a exhibé les plans d’Auschwitz-Birkenhau et les minutes de la conférence de Wansee où avait été planifiée la solution finale, un peu comme quand Colin Powell avait exhibé son flacon d’urine.

M. Netanyahu n’est pas allé jusqu’à infliger à son auditoire une lecture des minutes où ce dernier aurait vainement cherché le mot «extermination,» mais son but était de poser l’identité Hitler-Ahmadinejad, le second niant les agissements reprochés à son alter ego européen.
Le tout se comprenant dans la signification de règlement (partiel) de dette vis-à-vis des Juifs que représente la création de l’entité sioniste consécutive à l’holocauste.


Citons M. Netanyahu :

L’Organisation des Nations Unies a été créée après le carnage de la Seconde Guerre mondiale et les horreurs de l’Holocauste. Elle a été chargée d’empêcher toute récurrence deces événements horribles.
Si on le comprend bien, l’ONU n’a pour objet que la protection des Juifs !

Cependant, nous savons que le sionisme et la création de l’entité sioniste n’ont pas de relation de nature essentielle avec les persécutions nazies. Ces dernières ont surtout fourni aux sionistes une opportunité de concrétiser leurs plans.

Dire cela n’est plus aujourd’hui le privilège des antisionistes car même Tzipora Livni, la patronne de Kadima et ministre des affaires étrangères au moment de l’agression contre Gaza, le dit :

"Ne laissons pas le monde croire que l'Etat hébreu a été créé à cause de la Shoah »,
a expliqué Livni. «C'est une grave erreur de vouloir comparer le moindre évènement historique à la Shoah : nous ne devons pas minimiser l'acte le plus horrible advenu au peuple juif. (...) Les Juifs d'Israël en 2009 ne sont pas les Juifs d'Europe en 1939, et j'ai tenu à rappeler cela à Netanyahou. "

Mme Livni aurait du dire « Ne laissons plus croire..., » mais le résultat est le même et c’est tout un aspect de la fantasmagorie vendue à l’Occident par les sionistes qui commence à se déliter.

Polanski en cavale pour une erreur de jeunesse commise à l'âge de 46 ans

Les amis de M. Polanski plaident l’ancienneté du crime qui lui est reproché pour demander la clémence sous une forme ou sous une autre. M. Bernard-Henri Lévy argue même de l’excuse de l’erreur de jeunesse. Erreur de jeunesse commise à 46 ans, M. Henri-Lévy demandera sans doute à relever l’âge de la majorité pénale que le gouvernement français voulait, il y a peu ramener à douze ans.
Ceci dit M. Bernard-Henri-Lévy est coutumier du travestissement de la réalité en fonction de ses sympathies et antipathies.
Quand on pense que tous ces gens passent simplement sous silence le f ait que le réalisateur était en réalité en cavale comme n’importe quel malfaiteur ; sauf qu’il avait droit dans ses diverses planques aux feux de la rampe et aux paillettes.

Cet extrait de l’article du First Post du 28 septembre nous montre bien, non seulement que M. Polanski était conscient de son statut de fugitif mais qu’il avait accès à des informations en provenance des USA qui lui ont permis à au moins deux reprises d’échapper à l’interpellation.
C’est ce qu’on appelle une cavale méthodique et qui a bien réussi pour quelqu’un qui ne se cachait pas vraiment. Polanski dispose, comme on le voit en ce moment, de relations puissantes en Europe mais aussi jusque dans le milieu politico-judiciaire aux Etats Unis. Rien à voir avec un fuyard amateur et isolé au delà d’un cercle d’amis et familial restreint.

Les amis de Roman Polanski, le réalisateur cinématographique plusieurs fois primé, ont demandé comment il a pu se rendre en Suisse pour des séjours au ski alors que le fugitif vivait en France depuis une trentaine d’années pour, soudainement, se voir cueilli par la police suisse ce samedi et retenu avant une possible extradition vers les Etats Unis.
La réponse est que les services du procureur de district de Los Angeles observaient les mouvements de Polanski depuis qu’un avis de recherche international avait été lancé par les USA en 2005.

A au moins deux occasions, selon un porte parole, les services du procureur avaient appris qu’il prévoyait de se rendre dans des pays ayant signé un traité d’extradition avec les Etats Unis. A chaque fois, les documents nécessaires à son arrestation avaient été préparés mais, d’une manière ou d’une autre, avait réalisé ce qui l’attendait et annulé ses voyages.
Cette fois, le procureur savait qu’il avait l’intention d’aller au festival cinématographique de Zurich pour recevoir une récompense pour l’ensemble de son oeuvre –mais Polanski n’avait pas été prévenu que la justice américaine était informée de son projet. A son arrivée en Suisse samedi, il a été arrêté par la police suisse et placé en détention.

dimanche 27 septembre 2009

Faut-il libérer Roman Polanski parce que sa mère est morte à Auschwitz?

Il n’y a pas que les gouvernements français et polonais pour voler au secours de Roman Polanski qui vient d’être arrêté en Suisse. Une certaine Anne Appelbaum vient de publier dans le Washington Post aux USA un article de soutien au réalisateur.

Grosso modo, elle souhaite qu’on passe l’éponge sur le crime commis par Roman Polanski et propose quatre arguments :

1) Au moment du viol, Polanski ignorait l’âge de l’adolescente (13 ans)
2) La victime, âgée aujourd’hui de 45 ans, lui a pardonné et considère qu’il a suffisamment payé notamment pas les gênes occasionnées à sa carrière (c’est vrai, qui a entendu parler de cet obscur cinéaste ?)
3) Que sa fuite insensée peut s’expliquer comme suit :

On peut le blâmer, il est vrai, pour sa première décision de fuir dans la panique. Mais je vois des circonstances atténuantes à cette décision, rien moins qu’une peur irrationnelle de la punition. La mère de Polanski est morte à Auschwitz. Son père est un survivant de Mathausen. Il a lui même survécu au ghetto de Cracovie avant de quitter la Pologne communiste. Sa femme, Sharaon Tate a été assassinée alors qu’elle était enceinte en 1969 par les adeptes de Charles Manson, même si pendant un certain temps Polanski lui-même avait été soupçonné.


4) Que Polanski a maintenant 76 ans et que le juger et l’emprisonner n’est d’aucune utilité pour la société.

Les arguments 3 et 4 sont particulièrement intéressants. L’argument 3 laisse entendre qu’il faut comprendre, même dans le crime, ceux qui ont subi les exactions des nazis. Il est particulièrement abject de citer le fait que la mère de Polanski est morte en déportation car, à la différence de son fils, elle était une victime innocente.
Le 4, ironie du sort est celui-là même auquel font objection les prétendus chasseurs de nazis qui s’acharnent aujourd’hui encore sur des vieillards octo ou nonagénaires.

C’est qu’elle est culottée la miss Applebaum.

Un comique Irlandais dans une merde mondiale

Vous avez entendu parler de Tommy Tiernan ?

Non? Moi non plus, jusqu’à aujourd’hui du moins grâce à Juif.org qui nous apprend que ce comique de nationalité irlandaise «est au centre d’une tempête de protestations mondiales.»


Non, bien plus grave. Voilà ce qu’a osé dire le comique Irlandais lors d’un sketch sous forme de questions – réponses :
"Mais ce sont les juifs, les enc' de juifs qui sont venus à moi, des bâtards assassins de Jésus. Six millions' J'en aurais tué 10 ou 12 millions. Aucun problème. Deux à chaque fois qu'ils seraient partis. Se tenir par la main, arriver là bas, nous laisser leurs dents et leur lunettes."

Bon, Juif.org a quand même un peu de mal à taxer Tiernan d’antisémite car ce dernier tend à avoir aussi la main lourde vis-à-vis des Chrétiens ou des handicapés.
Mais, car il y a un mais, Juif.org ne peut s’empêcher de remarquer que Tiernan ne s’en prend pas aux Musulmans, ce qui constitue, n’est-ce-pas, une preuve d’un antisémitisme qui se cache derrière le fait qu’on cogne prétendument contre tout le monde.
Ainsi, Dieudonné, immédiatement après son sketch sur le colon sioniste extrémiste aurait-il du enfiler une soutane de prêtre intégriste, puis sans reprendre son souffle une tenue d’imam, turban et babouches compris.

L’affaire défraie effectivement la chronique mais surtout en Irlande, pas vraiment dans le monde comme le souhaiterait juif.org (quoique ça ne saurait peut-être tarder, allez savoir).
Mais au fait, qu’est-ce qui a pris Tiernan de se lancer dans cette tirade franchement antisémite (au sens d’hostilité envers les Juifs) ?

Tiernan s’en explique et se défend de tout antisémitisme, notant que sa tirade a été sortie de son contexte, c’est-à-dire un sketch où il endosse le rôle d’un personnage qui n’est pas lui.

Tiens, maintenant on a une idée de pourquoi il a parlé de Juifs et pas de Musulmans : c’est qu’il a eu des problèmes, de nature malheureusement pas précisée, avec des Juifs (et non avec les Juifs). Et que sa réponse était spécifiquement sur le registre de l’imaginaire, un imaginaire extrême certes mais qui renvoyait à la nature de la question qui lui avait été posée et venait à titre illustratif.

Tiernan précise les choses sur son propre site web :

Les choses que j’ai dites devant le public du spectacle étaient une tentative d’expliquer ma conviction qu’un des devoirs du comique est d’être téméraire et irresponsable et que les choses qu’il dit ne devraient JAMAIS être extraites de leur contexte. Si vous lisez la transcription intégrale ou écoutez le podcast, vous verrez que j’introduis ma diatribe en disant qu’elle ne devait pas être prise au sérieux de sorte qu’elle jouait le rôle d’exemple pour mon argumentation. Sortie de son contexte, comme c’est totalement le cas maintenant, elle semble d’une cruauté brutale et ignorante.
Ce n’est pas la première fois qu’une telle chose se produit et ce ne sera probablement pas la dernière. Cependant, en tant qu’homme de spectacle, je ne peux qu’espérer que quelles que soient les choses irresponsables et imprudentes qui me passeront par
la tête, elles ne seront pas sorties du contexte de leur énonciation.
Selon Neil Stokes, rédacteur en chef de Hot Press: “si vous voyez ou lisez dans le contexte, c’est une remarque à propose de personnes qui sont fanatiques et ne supportent pas la plaisanterie. Mais l’interpréter comme de l’antisémitisme, c’est avoir mauvais esprit à l’extrême. Je le vois comme une satire de l’antisémitisme en même temps que le point de vue plus général que nous devrions tous être capables de rire de nous-mêmes.»
M’est avis que Tiernan est peut-être dans la merde et risque lui aussi d’ être obligé d’affréter un autobus.

Roman Polanski arrêté: la fin de l'exception culturelle française?

Curieux de voir l'acharnement en France contre Dieudonné et ses prétendus propos ou sketchs antisémites.
Ce pays, la France, ou par ailleurs on a honoré sans vergogne le cinéaste Roman Polanski qui vient d'être arrêté en Suisse pour un viol commis sur une fille de 13 ans il y a une trentaine d'années aux Etats Unis.
Nous n'avons vu aucun de ceux qui vouent Dieudonné aux gémonies montrer du doigt M. Polanski.
Reste à vérifier qu'ils ne font pas partie de ceux qui demandent la clémence pour le pédophile.
Incroyable comment ce type a pu se balader à travers le monde, sauf aux USA, pendant tant d'années et croûler sous les hommages du monde de la culture et de la politique.
Le ministre de la culture Frédéric Mitterrand vient même de faire part de sa stupéfaction, rappelant que M. Polanski est Français.
Comme si le fait d'être Français devait interdire de répondre de ses crimes là où on les a commis.
Décidément, les bornes de l'indécence ne cessent de reculer danns l'Hexagone.

Le gendarme arabe, alias le bougnoul


Six gendarmes mobiles basés à Satory près de Versailles, qui se disent les cibles de propos racistes et de discriminations de la part d'autres gendarmes, vont saisir la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité), a annoncé vendredi leur avocat.
Ces six gendarmes appartiennent à l'un des huit escadrons du groupement blindé de la gendarmerie mobile (GBGM) de Satory depuis plusieurs années. Ces six gendarmes ont « depuis leur arrivée été régulièrement victimes de propos racistes tout comme ils font l'objet de discriminations », selon la saisine de la Halde. Un de ces gendarmes aurait ainsi été « maintes fois » appelé « bougnoule » par le commandant de l'unité qui lui rappelle également, selon l'avis de saisine, « qu'il est le « quota » du secrétariat.
Deux autres gendarmes, d'origine maghrébine et de confession musulmane, affirment eux aussi avoir été l'objet « d'humiliations » au cours de séances de remises de galons. Les gendarmes plaignants se disent en outre victimes de discriminations, notamment dans leurs « notations administratives singulièrement basses, ce qui a pour conséquence de retarder, voire de rendre impossible toute évolution de carrière », selon l'avis de saisine.
Après enquête, la direction de la gendarmerie a « vérifié que des propos discriminatoires et inappropriés avaient été tenus par ce capitaine mais il n'y avait pas de réelle volonté raciste ». L'officier de gendarmerie a écopé de trente jours d'arrêt, soit une « lourde sanction », a estimé le Sirpa.

Commentaire:
A la lecture de cet article, on comprend deux choses :
1 – que le racisme existe dans la gendarmerie française (et aussi dans l’armée et la police)
2 – que traiter quelqu’un de bougnoule, fut-il fonctionnaire de l’Etat, ne « dénote pas une réelle volonté raciste. »
D’où nous déduisons que le prochain qui se fait traiter de youpin devra se dire, avant de déposer plainte, qu’il doit d’abord chercher à savoir si ce propos traduit une véritable « volonté raciste ». Même remarque pour le juge qui aura éventuellement à s’occuper d’un dossier de ce genre.

Pourtant, on ne peut pas dire que l’administration française soit avare d’efforts en matière de lutte contre les préjugés.
Ainsi, le ministère français de la défense vient-il d’initier un programme de formation des attachés de défense à l’holocauste et au génocide.

Pas pour qu’ils apprennent à génocider, l’armée a déjà une certaine expérience dans ce domaine mais pour qu’ils comprennent le rôle de l’administration dans les pratiques génocidaires et sachent quand faire jouer leur droit de retrait.

Intitulé "Rôle de la fonction publique dans le processus d'exclusion et la genèse des génocides", la première session s’est tenue le 25 septembre au mémorial de la shoah. Autre nom du centre de documentation juive contemporaine ; une institution privée soit dit en passant.
L’Associated Press nous livre quelques éléments sur la conférence :

Les conférenciers de vendredi n’ont pas traité de cas plus récents de crimes contre
l’humanité comme le Rwanda ou le Darfour. Mais les participants ont soulevé des questions sur les manières d’être vigilants contre l’intolérance dans la gestion publique aujourd’hui. Quelqu’un a demandé comment réagir à la demande d’un
supérieur de signalement des écoliers dont les parents sont des immigrés en situation irrégulière. Un débat s’en est ensuivi sans conclusion claire.

Le maître formateur et apôtre de la culpabilisation des Français (et pas de Français) est un certain marc-Olivier Baruch, chercheur universitaire et haut fonctionnaire. Baruch est un sioniste bon teint et, curieusement, il est le seul chercheur à avoir été autorisé à accéder aux archives de l'administration de Vichy.
On voit donc les limites des enseignements holocaustiques. Apparemment pas un mot sur l’action de l’armée française dans les colonies, à Madagascar ou en Algérie par exemple.

jeudi 24 septembre 2009

Ahmadinejad à l'ONU: l'oukase d'Angela Merkel à Sarkozy et à l'Union Européenne

Alors que le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad s’exprimait mercredi 23 septembre devant l’Assemblée Générale de l’ONU, une douzaine de délégations, dont la française et l'américaine ont quitté la salle pour protester contre un discours «antisémite. »
Il est vrai que des pays comme la France et l’Allemagne s’y connaissent en matière d’antisémitisme pour l’avoir pratiqué à grande échelle voici quelques dizaines d’années.
Selon l’AFP, un diplomate français a indiqué qu’
une position européenne commune avait été concertée sur ce point.

Ce que ni l’AFP, ni le diplomate français ne précisent, c’est que cette sortie est en réalité un oukase de l’Allemagne :
L’Allemagne quittera l’Assemblée Générale de l’ONU si le président Mahmoud Ahmadinejad nie l’holocauste dans le discours qu’il prononcera mercredi, et elle [Merkel ou l’Allemagne?] veut que les autres membres de l’Union Européenne fassent de même, a déclaré le ministre Allemand des affaires étrangères.

Le président Sarkozy a peut-être joué les gros bras avec M. Ahmadinejad, par contre il n’a eu d’autre choix que d’obtempérer au vouloir de Mme Merkel.
Mme Merkel qui serait mieux inspirée de donner un bout de territoire allemand aux Juifs en réparation des crimes commis par ses compatriotes ; je propose le Pays de Bade. Et si la France veut bien donner un morceau de territoire pour racheter les crimes de la France de Vichy, je suggère l’Alsace, territoire limitrophe du pays de Bade.

Ces deux pays pourront ainsi expier leurs méfaits à leurs propres frais et non à ceux des Palestiniens.

mercredi 23 septembre 2009

La légitimité d'Ahmadinejad, l'holocauste et la propagande occidentale

La propagande anti Ahmadinejad bat actuellement à nouveau son plein dans la presse occidentale.
On avait reproché, sans preuves d’aucune sorte, au président Iranien d’avoir truqué les résultats du dernier scrutin présidentiel au préjudice, au choix, du peuple iranien ou de Moussavi, son rival malheureux.
Si en bruit de fond, nous avons toujours droit à la menace nucléaire iranienne, merveilleusement personnifiée par cet ingénieur-président, n’oublions pas cet autre bruit qui court au sujet de l’antisémitisme présumé ou avéré de M. Ahmadinejad.
Certes, aucun de ceux qui accusent le dirigeant Iranien d’antisémitisme n’est capable d’expliquer pourquoi ce monstre ne commence pas par s’en prendre brutalement à ses propres concitoyens de confession juive.

Mais allez comprendre les antisémites et leur esprit tordu !

Maintenant, dit-on, le président Iranien en remet une couche sur l’holocauste dont il nierait la réalité. A croire que nos journalistes en sont restés à un niveau de lecture ne dépassant guère celui du CM2 car il suffit de lire les déclarations d’Ahmadinejad pour s’apercevoir qu’il ne nie en rien, jusqu'à plus ample informé, un holocauste qu’il demande simplement à établir de manière aussi précise que possible par les méthodes scientifiques classiques. Est-ce vraiment trop demander ?

Quand Ahmadinejad demande où s’est produit cet holocauste s’il a eu lieu, ce n’est pas pour en nier l’existence mais pour que l’auditeur réponde de lui-même à la question : pas en Iran, pas en Palestine, pas au Liban mais en Europe.

Et que si c’est l’holocauste qui justifie le droit du peuple élu à obtenir réparation de la part d’un peuple qui n’est pour rien dans ce qui s’est passé en Europe pendant la deuxième guerre mondiale, alors il convient de laisser les historiens faire leur boulot sans à-priori (ce qui est normalement de règle dans la démarche scientifique). Ahmadinejad parle de ce sujet d’autant plus tranquillement que ce sont les Européens antisémites qui ont procédé à la persécution des Juifs et non les Iraniens et que, selon lui et en accord avec toutes les sources historiques, «L ‘occupation de la Palestine n’a rien à voir avec l’histoire de l’holocauste.» et le prétendre, est comme le dit M. Ahmadinejad, «une affirmation infondée et sans fondement ».

Au reste, l’holocauste (Oh, j’oubliais le H majuscule !) a-t-il existé ?

L’évidence historique atteste qu’il n’y a rien eu de tel qu’un sacrifice religieux pendant la deuxième guerre mondiale et que les nazis n’ont pas agi selon des motivations religieuses. Ceux qui emploient le terme holocauste pour désigner les persécutions nazies nous emmènent délibérément non sur le terrain historique mais sur celui de la religion et du mythe (bien vu président Ahmadinejad).

En matière religieuse, il est question plus de croire que de savoir.
La question légitime à propos de l’holocauste n’est donc pas combien de morts, ni de savoir si une tentative d’extermination complète a bien eu lieu, mais plutôt de savoir pourquoi on nous emmène sur le terrain religieux. Les aborigènes d’Australie ont bien été exterminés, mais parle-t-on d’holocauste dans ce cas ? Les Indiens d’Amérique du Nord ont aussi été exterminés, mais quand a-t-on parlé d’holocauste à leur sujet ? Et qui essaye d’interdire qu’on tente d’évaluer le nombre de morts parmi eux ? Les Indiens des Antilles, où sont-ils ?

Pour sortir un peu de cette polémique, j’en viens à l’article que je vous propose et qui donne les détails d’un sondage post-électoral sur le sentiment des Iraniens par rapport à la dernière élection présidentielle, sur le président réélu et sur les relations entre l’Iran et les Etats Unis.
Un sondage qui confirme entre autres la légitimité du président Ahmadinejad, la confiance du peuple en ses institutions. Et qui confirme également l’ampleur du score du président sortant dans le droit fil des résultats d’un sondage préélectoral du même genre.

Le sondage rappelons-le a été réalisé sous la supervision d’une ensemble d’universités pilotées par celle du Maryland aux Etats Unis. Le page web originale donne toutes indications sur la méthodologie suivie ainsi qu’un accès au rapport complet, ce que ne font pas toujours les sondeurs, faut-il le rappeler.
Ce genre de sondages, ainsi que le résultat de la dernière présidentielle iranienne, explique à mon avis au moins en partie les raisons de la relative modération des USA devant la perspective d’entrer en guerre contre l’Iran. En effet, autant il est assez facile d’attaquer un pays dont le régime ne dispose pas de réel soutien dans la majorité de la population (par exemple l’Irak de Saddam Hussein), autant il est problématique de s’en prendre à un Etat où la population adhère à ses institutions.
Ce qui va donc au-delà de la personnalité d’Ahmadinejad ; car de dernier, sa popularité devrait-elle s’effondrer, n’en resterait pas moins le président légitime de l’Iran.
Après tout, s’avise-t-on de contester la légitimité de M. Sarkozy quand il est au plus bas dans les sondages ? De même, a-t-on contesté la légitimité de M. Blair au Royaume Uni alors qu’il a quitté son poste quand il l’a voulu en dépit d’une popularité en berne ?

Les Iraniens sont favorables à des relations diplomatiques avec les Etats Unis mais font peu confiance à Obama
World Public Opinion (USA) 18 septembre 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri

Selon un nouveau sondage d’opinion des Iraniens par WorlPublicOpinion.org, six Iraniens sur dix sont favorables à une restauration des relations diplomatiques entre leur pays et les Etats Unis, une position qui est contradiction directe avec celle que le gouvernement iranien a adoptée pendant une trentaine d’années. Ils sont aussi nombreux à être favorables à des discussions directes.
Cependant, les Iraniens ne semblent pas partager l’engouement international pour Barack Obama. Ils ne sont que 16 % à dire avoir confiance en lui pour agir de manière juste dans les affaires du monde. C’est le score le plus bas observé parmi les vingt pays sondés par WPO sur cette question au printemps.
Malgré son récent discours du Caire, où Obama avait insisté sur son respect pour l’Islam, un quart seulement des Iraniens sont convaincus de sa sincérité. Et trois sur quatre (77 %) continuent à avoir une perception défavorable du gouvernement des Etats Unis.“Si les Iraniens sont en majorité prêts à traiter avec Obama, ils ne lui font guère confiance,” explique Steven Kull, directeur de WPO.
Dans le même temps, existent des signes d’assouplissement. La confiance en Obama est trois fois plus fréquente que celle envers George W. Bush obtenait la confiance de seulement 6 % des Iraniens dans un sondage WPO de 2008. Le pourcentage d’opinions défavorables sur le gouvernement des USA est huit points plus bas que les 85 % d’opinions défavorables de 2008 (WPO).
Concernant Mahmoud Ahmadinejad, l’enquête montre que huit Iraniens sur dix le considèrent comme le président légitime du pays. Ahmadinejad qui se rendra aux Etats Unis ce mardi et s’exprimera devant l’Assemblée générale de l’ONU, a été au centre de grandes manifestations à Téhéran après la contestation par les partisans de l’opposition de la validité de sa réélection en juin.
WorldPublicOpinion.org (WPO) a interrogé 1300 Iraniens entre le 27 août et le 10 septembre 2009. Les entretiens ont été réalisés par téléphone (huit foyers iraniens sur dix disposent du téléphone) par un institut professionnel de sondage situé hors d’Iran et qui a employé des locuteurs de langue maternelle farsi. La marge d’erreur est de 3,1 %. WPO, un projet coopératif qui implique des centres de recherche à travers le monde, est managé par le Program on International Policy Attitudes à l’université du Maryland.
Depuis 1979, le gouvernement iranien est resté opposé au rétablissement complet des relations diplomatiques avec les Etats Unis rompues après le renversement du régime du chah soutenu par les USA et la prise de contrôle par l’Iran de l’ambassade US à Téhéran. Cependant, WPO constate que 63 % des Iraniens interrogés disent être favorables au rétablissement des relations diplomatiques. 27 % seulement sont contre. A la question de savoir s’ils sont pour ou contre des négociations directes et inconditionnelles entre les gouvernements des deux pays, 60 % disent être pour. 30 % sont contre.
Le sondage montre qu’Obama n’est pas perçu avec sympathie par la majorité des Iraniens. Quelque 71 % n’ont pas ou peu confiance dans l’action d’Obama eu égard aux affaires internationales. Ils sont nombreux également à douter de son attitude envers l’Islam, avec 59 % qui disent penser qu’il ne respecte pas cette religion et à peine 25 % qui pensent qu’il la respecte.
Les Iraniens montrent un niveau élevé de défiance envers les Etats Unis. Huit sur dix considèrent que les Etats Unis cherchent à affaiblir et diviser le monde musulman (proportion stable par rapport à l’enquête 2008).
Trois sur quatre considèrent que les Etats Unis ont pour objectif d’imposer la culture américaine aux sociétés musulmanes.
Mais il y aussi des signes positifs. Si les Iraniens pensent majoritairement que les Etats Unis n’ont pas vraiment l’intention d’aboutir à la création d’un Etat palestinien indépendant, la proportion qui pense que c’est leur intention a doublé, passant de 12 à 25 % - ce qui suggère que les efforts d’Obama pour stopper la colonisation israélienne ont eu un certain impact. De même, les opinions envers le peuple américain sont très largement positives, avec 51 % des personnes interrogées qui expriment des sentiments favorables envers les Américains (13 % très favorables).
A une question sur la perspective de voir «l’Iran coopérer avec les USA pour combattre les Talibans qui opèrent en Afghanistan près de la frontière avec l’Iran, “un pourcentage substantiel de 43 % y est favorable contre 41 % qui y sont opposés.”Alors qu’un quart (26 %) des Iraniens dit soutenir les attaques contre les troupes US dans l’Afghanistan voisin, 49 % y sont opposés (41 % fortement opposés) – peut-être en partie en raison des frictions antérieures entre l’Iran et les Talibans.
La plupart des Iraniens expriment leur acceptation du résultat de l’élection présidentielle. 81 % disent considérer Ahmadinejad comme le président légitime de l’Iran, et 62 % disent avoir très confiance dans les résultats électoraux proclamés, tandis que 21 M disent avoir une certaine confiance. 13 % seulement disent avoir peu ou pas confiance dans les résultats.
Plus généralement, huit sur dix (81 %) disent être satisfaits du processus par lequel les autorités sont élues, mais seulement la moitié d’entre eux (40 %) disent en être très satisfaits.
Parmi les 87 % des répondants qui ont indiqué avoir voté à l’élection présidentielle de juin, 55 % disent avoir voté pour Ahmadinejad. Seulement 14 % ont répondu avoir voté pour Moussavi, le principal candidat d’opposition, et 26 % ont refusé de répondre.
Interrogés sur leur vote si in nouveau scrutin devait se tenir, 49 % des sondés disent qu’ils voteraient pour Ahmadinejad, 8 % pour Moussavi, 13 % disent qu’ils n’iraient pas voter, et 26 % refusent de répondre. “La proportion très élevée de personnes qui refusent de répondre sur leur préférence de vote – ce que nous n’avons constaté pour aucune autre question – suggère que les gens sont un peu mal à l’aise avec ce sujet,” explique Kull de WPO. « De sorte que ces observations sur les préférences de vote ne sont pas une base solide pour estimer le vote réel.»

Huit sondés sur 10 déclarent qu’Ahmadinejad est honnête, mais un peu moins de la moitié – 48 % - disent qu’il est très honnête. Interrogés à propos des institutions gouvernementales de la république islamique, de grandes majorités se dégagent pour exprimer au moins une certaine confiance dans les institutions les plus importantes. Le président est perçu de manière plus positive, avec 84 % des répondants qui s’estiment très (64 %) ou assez (20 %) confiants.
Dans l’ensemble, la plupart des Iraniens soutiennent leur système actuel de gouvernement. Neuf sur dix disent être satisfaits su système de gouvernement iranien, même si seulement 41 % disent en être très satisfaits. Six sur dix approuvent le système par lequel un corps d’érudits en matière religieuse a la capacité de censurer des lois qu’ils jugent contraires au Coran, tandis qu’un sur quatre exprime son opposition. Une courte majorité (55 %) considère que la manière dont le Guide Suprême est élu est cohérente avec les principes démocratiques, même si les 3/5èmes des répondants disent ne pas être gênés par l’étendue de ses pouvoirs.

lundi 21 septembre 2009

L'obsession scatologique des sionistes

Le rédacteur de Loubnan ya Loubnan évoque dans un post ce qu'il appelle l'invraisemblable obsession scatologique du soldat sioniste.
Il ignore simplement à quel point il peut étendre son observation à toute une variété de ressortissants ou de partisans de l'entité sioniste restés bloqués au stade anal.
Ainsi d'une tabatière, pseudonyme d'un compulsif sioniste, dont ne sort aucucun tabac mais des excréments en quantité industrielle. De quoi faire jeu égal avec le lisier produit par n'importe quelle porcherie.

Comité d'accueil pour Tzipora Livni à Honolulu

Nous l’avons dit ici à plusieurs reprises, les temps changent pour l’entité sioniste et ses dirigeants. Chaque jour qui passe les instruit davantage de cette nouvelle réalité qu’ils ont de la peine encore à assimiler.
Ainsi Tzipora Livni qui, il y a quelques jours encore s’éclatait [à défaut d’éclater des enfants à coup de bombes] avec la chanteuse Madonna, s’apprête à recevoir un accueil quelque peu mitigé à Hawaï où elle est invitée à prendre la parole dans le cadre d’une conférence sur les femmes et le leadership.
Mme Livni serait un exemple à suivre d’après Linda Lingle, la gouverneure de nationalité étatsunienne mais de cœur sioniste qui dirige cet Etat fédéré.
Pas d’accord disent des femmes Hawaïennes qui, simple coïncidence, ont invité au même moment deux jeunes femmes qui ont refusé de servir dans l’armée sioniste et ont été incarcérées pour cela : Maya Wind et Netta Mishly.
La démarche des organisations militantes hawaïennes est un fait me semble-t-il relativement nouveau mais, ce qui m’a frappé, c’est la manière dont le principal journal local en rend compte : les griefs formulés par les militantes sont clairement répercutés et, surtout, on ne trouve nulle trace de plaidoyer en défense comme on en a l’habitude dans la presse.
Certes la gouverneure n’a pas pu plaider en faveur de l’invitation, elle était injoignable pour cause de Rosh Hashanah.

Des manifestations focalisent l'attention sur l’action de l’armée israélienne
par Michael Tsai, Honolulu Advertiser (USA) 20 septembre 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri

Hawaï se transformer en un improbable lieu de tension du débat sur l’action militaire israélienne dans la bande de Gaza avec les visites de Tzipora Malka «Tzipi» Livni, la dirigeante controversée de l’opposition israélienne et de deux femmes Israéliennes qui ont séjourné en prison pour avoir refusé de participer au service militaire obligatoire dans l’armée israélienne.
Livni, leader de l’opposition et dirigeante de Kadima, le parti fondé par Ariel Sharon qui est le plus important parti à la Knesset ou parlement israélien, est invitée à la conférence 2009 sur le leadership féminin organisée par la gouverneure Linda Lingle ce mardi au Sheraton Waikiki Hotel and Resort.

Même si elle a été souvent saluée pour ses efforts pour aboutir à une paix dans les territoires palestiniens par des voies diplomatiques, Livni a été aussi critiquée en tant que faucon nationaliste dont les fonctions en qualité de ministre des affaires étrangères ont été marquées par de brutales actions militaires, dont le bombardement de Gaza en décembre et janvier derniers.

Demain, Maya Wind et Netta Mishly rendront visite au campus d’Hawaï’i-Manoa dans le cadre de leur tournée «Pourquoi nous refusons : une tournée nationale de jeunes femmes Israéliennes pour la paix.»
Wind et Mishly, 19 ans chacune, ont été incarcérées pour avoir refusé de servir dans l’armée israélienne, une obligation pour tous les Israéliens à la fin de leurs études au lycée. Toutes deux appartiennent à une organisation d’objecteurs de conscience connue sous le nom de Shministim.
L’événement à l’université d’Hawaï est parrainé par Friends of Sabeel-Hawai’i, World Can’t Wait, Jewish Voice for Peace et l’organisation nationale Code Pink.
Ces organisations ont aussi prévu de manifester à Waikiki mardi pour protester contre la présence de Livni à la conférence de la gouverneure.
Deux manifestations de protestation prévues

Un groupe de protestataires se rendra au Royal Hawaian et à Kala Kaua de 19h30 à 21h. Un autre groupe devrait manifester sur Beach Walk toute la journée.
Margaret Brown de Friends of Sabeel-Hawai’I précise que l’événement à l’université était programmé avant que les organisateurs apprennent la venue de Livni.
La tournée de Shministim était prévue indépendamment de l’invitation faite à Livni par la gouverneure” explique Brown. «Cependant, ceux d’entre nous impliqués dans l’organisation de la tournée ont vu là une occasion de faire la comparaison entre le genre de leadership manifesté par ces opposantes à la guerre âgées de 19 ans et celui d’une politicienne qui a contribué à amener Israël vers la plus brutale de ses guerres à Gaza.»
Lingle n’était pas disponible pour s’exprimer sur le sujet en raison de son observance de Rosh Hashanah, le nouvel an juif, a déclaré un porte parole.
Livni, identifiée par le Times de Londres comme une ancienne agent du Mossad, les services secrets israéliens, a occupé de nombreux postes dans le gouvernement israélien dont celui de ministre des affaires étrangères, de ministre de la justice et de vice premier ministre.

Victoire serrée

Kadima, le parti de Livni, a emporté de justesse la majorité des sièges face au Likoud rival dans les élections parlementaires (tenues avec un an d’avance à cause de la démission du premier ministre Ehud Olmert). Le président Shimon Peres avait malgré tout fait appel à Benjamin Netanyahu du Likoud pour former le gouvernement de coalition, la première fois que le leader du plus grand parti s’est vu offrir cette responsabilité [au moment de son premier mandat comme premier ministre dans les années 1990, Netanyahu n’était pas chef du Likoud].

Même si elle a souvent été louée pour ses prises de position publiques contre la violence et sa promotion d’une solution à deux Etats du conflit israélo-palestinien, Livni a été critiquée pour sa complicité alléguée dans les atrocités commises contre des civils Palestiniens alors qu’elle était ministre des affaires étrangères.

Dans un article qui circule largement et intitulé L’ancienne ministre des affaires étrangères Tzipi Livni n’est pas un Modèles pour les Femmes Hawaïennes,» La colonel d’armée en retraite Ann Wright affirme que Livni était «un membre déterminant du cabinet dans les décisions du gouvernement israélien de lancer des attaques militaires massives au Liban en 2006 et à Gaza en 2008, » qui se sont soldées par des milliers de civils tués.

La présence de Livni à Hawaï intervient une semaine après qu’un rapport des Nations Unies ait trouvé des preuves de crimes de guerre du côté des forces tant israéliennes que palestiniennes.
Selon Carolyn Hadfield, membre de World Can’t Wait, la présence de Livni à la conférence sur le leadership est particulièrement inappropriée compte tenu de l’histoire d’Hawaï en tant que nation illégalement détruite.

A Hawaï, où il y eu des problèmes d’occupation, voir Lingle faire venir une occupante et la présenter comme un modèle à Hawaï est scandaleux.

dimanche 20 septembre 2009

mercredi 16 septembre 2009

Boycott du festival du film de Toronto, l'étrange silence de la presse française

Jane Fonda va se marier pour la quatrième fois. C’est une des premières informations qui tombent quand on tape ce nom sur google actualités.

Et ce n’est pas par la presse française, même pas par le journal Le Monde que vous apprendrez que Jane Fonda est une des quelques 1500 signataires d’un appel au boycott du festival cinématographique de Toronto (TIFF) qui consacre sa nouvelle section « City to City » à Tel Aviv, le quartier général du gang sioniste.
Jane Fonda n’est pourtant pas une antisioniste ; devant la réaction courroucée des cercles sionistes elle a en effet tenu à faire part de son attachement à l’Etat voyou dont elle ne souhaite certes pas la destruction.

Elle fait simplement partie de ces gens pour qui trop c’est trop !
Pour avoir des informations sur ce boycott, pas d’autre solution pour le non anglophone que de se rabattre sur la presse canadienne francophone ou la presse dite alternative ou militante.

Pourtant, outre Jane Fonda, la liste des signataires comprend une belle brochette de vedettes et de personnalités de renommée souvent internationale telles : Ken Loach, Harry Belafonte, Danny Glover, Neil Young, Julie Christie, Viggo Mortensen, Elia Suleiman, Eyal Sivan, etc.

Pas suffisant pour faire écrire les journalistes en France.
Mais une indication supplémentaire que les temps changent pour l’entité sioniste.

Pour finir, signalons une lettre critiquant l’appel au boycott, lettre rédigée à l’instigation du rabbin Marvin Hier, le patron (oui, car c’est une entreprise et une marque déposée) du Centre Simon Wiesenthal. Parmi les signataires de cette lettre : Jerry Seinfeld, Sacha Baron Cohen, Natalie Portman.

Elvis Presley est plus vivant aujourd’hui qu’Oussama Ben Laden

L'époque où la propagande néoconservatrice tendait à dominer toute la sphère médiatique tend vers sa fin. C'est du moins ainsi que je comprends la parution d'un certain nombre d'articles (pas en France je vous rassure) qui remettent en cause des vérités qu'on pouvait croire officielles.

Le Daily Mail de Londres semble être en pointe dans ce domaine et la raison est à rechercher dans la situation politique britannique elle-même. Traditionnellement proche du parti Conservateur, le Mail participe bien volontiers à l'opération de tri des reliquats du blairisme, cette forme de travaillisme ou social-démocratie qui a fait alliance corps (ceux des cadavres des soldats britanniques) et âme (celle de Tony Blair) avec les néoconservateurs US et le sionisme.

Gordon Brown, le successeur de M. Blair, n'a pas l'âme justement d'un prophète du néoconservateur et son assise politique est d'ailleurs chancelante. Les conservateurs Britanniques ont peut-être compris qu'il était temps de sortir des pièges dans lesquels le Royaume Uni s'est fourvoyé, des pièges coûteux en hommes, en argent sans parler d'une armée qui peine à faire face aux desiderata des Etats Unis.

Quoi qu'il en soit, le Daily Mail nous livre un article informé sur la qualité de vivant ou de mort d'Oussama Ben Laden.

Oussama Ben Laden est-il mort il y a sept ans – et la Grande Bretagne et les USA ne cachent-ils pas ce fait pour continuer la guerre contre la terreur ?

Par Sue Reid, Daily Mail (UK) 11 septembre 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri

La dernière fois que nous l'avons entendu grincer des dents, c'était le 3 juin de cette année.

Le plus célèbre des terroristes internationaux avait damé le pion à l'Amérique en diffusant un message de menaces au moment où Air Force One atterrissait sue le sol d'Arabie Saoudite pour le début de la première tournée si applaudie de Barack Obama au Moyen Orient.

Avant même que le nouveau président pose le pied à l'aéroport de Riad pour serrer la main du Prince Abdullah, les paroles de Ben Laden étaient retransmises à la radio, à la télévision et par internet sur tous les continents.

C'était un nouvel effet de propagande pour le chef d'al Qaïda âgé de 52 ans. Dans la bande audio transmise à la chaîne d'informations arabe Al Jazeera, Ben Laden disait que l'Amérique et ses alliés occidentaux étaient en train de semer les germes de la haine dans le monde musulman et méritaient d'en subir les conséquences désastreuses.

C'était le genre de diatribe que nous avions déjà entendu de sa part, et la réponse des services de renseignements britanniques et étatsuniens était toute aussi prévisible.

Ils mettaient l'accent sur le fait que des détails de l'enregistrement, sur la visite présidentielle et d'autres événements contemporains, prouvaient que le cerveau du 11 septembre, la pire atrocité terroriste jamais subie par les USA, était encore vivant – et que sa traque devait continuer.

Ben Laden a toujours été accusé d'avoir orchestré l'horrible attentat – qui avait coûté la vie à près de 3000 personnes – depuis huit années cette semaine. Le président George W. Bush avait fait de sa capture une priorité nationale, promettant honteusement comme à la belle époque de l'ouest sauvage de le prendre 'mort ou vif.'

Le Département d'Etat US offrait une récompense de 50 millions de dollars pour connaître son repaire. Le FBI l'avait désigné comme un des dix fugitifs les 'plus recherchés', demandant à la population de faire attention à un homme à la barbe grisonnante, gaucher et qui marche avec une canne.

Ce maître du terrorisme reste pourtant insaisissable. Il a échappé à la plus vaste et coûteuse chasse à l'homme de l'histoire, qui s'est étirée à travers le Waziristan, ces 1500 miles de terres montagneuses inhospitalières aux confins de l'Afghanistan et du Pakistan.

Sans se décourager, Barack Obama a lancé une nouvelle opération pour le trouver. Travaillant avec l'armée pakistanaise, des unités d'élite étatsuniennes et des forces spéciales britanniques ont été envoyées au Waziristan cet été pour 'traquer et tuer' ce personnage flou que ces agents du renseignement désignent toujours comme 'le principal objectif' de la guerre contre la terreur.

Cette nouvelle offensive est basée, bien entendu, sur la prémisse que le terroriste du 11 septembre est vivant. Après tout, il y pléthore 'd'enregistrements de Ben Laden' pour le prouver.

Et si cependant ce n'était pas le cas ? S'il était mort depuis des années et que les services secrets britanniques et étasuniens nous jouaient en réalité un double bluff ?

Et si tout ce que nous avons vu ou entendu de lui sur des bandes sonores ou vidéos depuis les premiers jours d'après le 11 septembre était faux – et que les alliés occidentaux le maintenaient en 'vie' pour encourager le soutien à la guerre contre la terreur ?

C'est incroyable, mais c'est la théorie ahurissante qui gagne du terrain chez les commentateurs politiques, chez de respectables universitaires et même auprès de spécialistes du terrorisme.

Certes, il y a eu plusieurs théories conspirationnistes au sujet du 11 septembre, et ce pourrait en être une de plus.

Mais le poids des opinions qui penchent maintenant pour l'hypothèse que Ben Laden soit mort – et l'accumulation des indices qui la soutiennent – rend cette notion au moins digne d'examen.

La théorie avait d'abord été rendue publique au début de cette année par le magazine American Spectator et l'affirmation sans appel d'Angelo M. Codevilla, le rédacteur en chef, professeur de relations internationales à l'université de Boston et ancien officier du renseignement : 'Tout suggère qu'Elvis Presley et plus vivant aujourd'hui qu'Oussama Ben Laden.'

Le professeur Codevilla soulignait des incohérences dans les vidéos et affirmait qu'on n'avait aucun élément d'observation fiable sur Ben Laden depuis des années (par exemple, toutes les interceptions de communications du chef d'al Qaïda ont soudainement cessé en 2001).

Le professeur Codevilla assurait : 'Les bandes sonores et vidéos attribuées à Oussama n'ont jamais convaincu l'observateur impartial. Le type [sur les vidéos, NdT] ne ressemble tout simplement pas à Oussama. Certaines vidéos le montrent avec un nez sémitique, aquilin, tandis que d'autres le montrent avec un nez plus court et plus large. A côté de ça, les différences de couleurs et de styles de barbes ne sont que des broutilles.'

Il y a d'autres sceptiques. Le professeur Bruce Lawrence Head, chef du département d'études religieuses de l'université Duke et plus grand spécialiste de Ben Laden, soutient que le langage de plus en plus profane dans les bandes sonores et vidéos d'Oussama (ses premières étaient truffées de références à Dieu et au prophète Mohamed) ne cadre pas avec le caractère strict de son Islam, le Wahhabisme.

Il note que, dans une vidéo, Ben Laden porte des bagues en or sur les doigts, un ornement prohibé chez les adeptes du wahhabisme.

De nouvelles questions ont été soulevées cette semaine avec la publication aux Etats Unis et en Grande Bretagne d'un livre intitulé Oussama Ben Laden : mort ou vivant ?

Ecrit par le professeur David Ray Griffin, philosophe et essayiste politique, ancien professeur émérite à la faculté de théologie de Claremont en Californie, il provoque une onde de choc – car il examine dans tous ses détails la mort supposée de Ben Laden et suggère qu'il y a eu dissimulation par l'Occident.

Le livre affirme que Ben Laden est mort d'une défaillance rénale ou d'une affection en rapport le 13 décembre 2001 alors qu'il vivait dans les montagnes afghanes de Tora Bora près de la frontière avec le Waziristan.

Son enterrement a eu lieu dans les 24 heures, conformément au rite musulman, et dans une tombe anonyme, ce qui est la coutume wahhabite.

L'auteur insiste pour dire que de nombreux enregistrements de Ben Laden réalisés depuis cette date ont été concoctés par l'Occident pour que le monde croie que Ben Laden est vivant. Le but ? Pour relancer un soutien déclinant à la guerre contre la terreur en Irak et en Afghanistan.

Pour comprendre la thèse de Griffin, nous devons nous remémorer la réaction de l'Occident au 11 septembre, cette journée ensoleillée fatidique de 2001. En l'espace d'un mois, les USA et le Royaume Uni avaient lancé des représailles aériennes massives dans la région de Tora Bora où, selon eux, ben Laden vivait en tant que 'invité de l'Afghanistan'.

Cette offensive militaire ignorait le fait que Ben Laden avait auparavant dit nettement et à quatre reprises dans des déclarations officielles d'al Qaïda à la presse arabe qu'il n'avait joué aucun rôle dans le 11 septembre.

En fait, à la quatrième occasion, le 28 septembre, une quinzaine de jours après l'atrocité, il avait déclaré avec force : 'J'ai déjà dit ne pas être impliqué. En tant que Musulman, je fais de mon mieux pour éviter de dire un mensonge. Je n'en ai pas eu connaissance... je ne considère pas non plus le fait de tuer des enfants, des femmes et d'autres humains innocents comme un acte digne d'estime.'

Dans les heures du 7 octobres marquées par les bombardements US sur Tora Bora, Ben Laden fit, pour la première fois, son apparition sur une bande vidéo. Habillé en treillis militaire et portant une coiffe islamique, un fusil d'assaut était posé derrière lui, dans une cache montagnarde bien éclairée. Fait significatif, il avait l'air pâle et amaigri.

Même s'il avait qualifié le président George W. Bush de 'chef des infidèles » et avait vilipendé les Etats Unis, il avait une fois encore rejeté toute responsabilité pour le 11 septembre.

'L'Amérique a été frappée par Dieu dans un de ses points les plus sensibles. L'Amérique est emplie de crainte, du nord au sud, d'est en ouest. Dieu en soit remercié'

Puis vint une nouvelle bande vidéo le 3 novembre 2001. A nouveau, un Ben Laden affaibli fustigeait les Etats Unis. Il demandait instamment aux vrais Musulmans de célébrer les attentats – mais ne reconnaissait à aucun moment avoir été implique dans cette atrocité.

Puis ce fut le silence jusqu'au 13 décembre 2001 – date à laquelle Ben Laden est décédé selon Griffin. Le même jour, le gouvernement US diffusait une nouvelle vidéo du chef terroriste. Dans l'enregistrement, Ben Laden contredisait ses dénégations précédentes et admettait soudain son implication dans les atrocités du 11 septembre.

On rapporte que l'enregistrement avait été trouvé par des soldats US au domicile d'un particulier à Jalalabad en Afghanistan après la prise de la ville par des forces anti Talibans. Une étiquette fixée dessus la datait du 9 novembre 2001.

La bande montre Ben Laden en conversation avec un cheikh de passage. Il y affirme clairement que non seulement il était au courant à l'avance des atrocités du 11 septembre mais qu'il en avait planifié les moindres détails personnellement.

Quelle aubaine pour les autorités occidentales ! Le terroriste se repositionnait dans le schéma du 11 septembre. Le Washington Post citait des officiels Etatsuniens qui affirmait que la vidéo 'apporte la preuve la plus convaincante d'un lien entre Ben Laden et les attentats du 11 septembre.'

Un président Bush euphorique ajoutait : 'Quant à ceux qui voient cet enregistrement, ils réalisent que non seulement il est coupable d'un meurtre incroyable, mais qu'il est dépourvu de conscience et d'âme.'

A Londres, Downing Street affirmait que la vidéo était une 'preuve concluante de son implication.' Le ministre des affaires étrangères de l'époque, Jack Straw, ajoutait : 'Nul doute que c'est la pure vérité. Les gens peuvent y voir Ben Laden reconnaître absolument froidement sa culpabilité pour l'organisation des atrocités du 11 septembre'.

Pourtant, le professeur Griffin affirme que cette vidéo 'confession' pose plus de questions qu'elle n'apporte de réponses. Pour commencer, Ben Laden dans ce témoignage filmé capital a l'air différent.

C'est un homme corpulent à la barbe noire, pas grisonnante. Son teint pâle est devenu tout à coup plus mat, et son nez a une forme différente. Ses mains d'artistes, aux doigts effilés se sont transformées en celles d'un boxeur. Il a l'air en trop bonne santé.

En outre, on peut y voir Ben Laden écrire un mot de la main droite alors qu'il est gaucher. Tout aussi bizarre, il fait des déclarations sur le 11 septembre qui, selon Griffin, n'auraient jamais pu sortir de la bouche du véritable Ben Laden – un homme diplôme en ingénierie qui a fait fortune (avant d'évoluer vers le terrorisme) dans l'industrie du bâtiment au Moyen Orient.

Par exemple, le chef d'al Qaïda claironne que beaucoup plus de personnes ont péri le 11 septembre qu'il ne l'avait prévu. Il poursuit : 'En raison de mon expérience dans ce domaine, je pensais que l'explosion du carburant de l'avion ferait fondre la structure de fer de l'immeuble et s'effondrer seulement la zone d'impact de l'avion et les étages situés au dessus. C'était tout ce que nous espérions.' (en réalité, les tours jumelles se sont complètement effondrées).

Des paroles du vrai Ben Laden ? Non, déclare Griffin. 'Compte tenu de son expérience dans le BTP, il aurait dû savoir que les tours jumelles avaient une structure en acier, pas en fer', dit-il.

'Il aurait dû aussi savoir que l'acier et le fer ne fondent pas à moins de 1538 degrés Celsius. Encore qu'un incendie d'immeuble alimenté par du carburant d'avion est un feu hydro carbonique qui ne pourrait pas atteindre plus de 982 degrés Celsius.'

Dans son livre explosif, Griffin affirme que cet enregistrement est un faux, et il va encore plus loin.

'Une raison pour soupçonner que tous les enregistrements post-2001 de Ben Laden sont des fabrications est qu'elles sont souvent apparues à des moments qui redonnaient du tonus à la présidence de Bush où renforçaient une déclaration du premier ministre britannique Tony Blair, son allié dans la « guerre contre la terreur'.

'L'enregistrement confession était arrivé juste au moment où Bush et Blair avaient échoué à prouver la responsabilité de Ben Laden pour le 11 septembre alors que les deux hommes tentaient de rallier le soutien de l'opinion publique internationale, notamment dans le monde musulman, à la campagne antiterroriste'.

Griffin suggère que les gouvernements occidentaux ont utilisés des technologies d'effets spéciaux très sophistiqués pour mettre en séquences des images et des enregistrements sonores de Ben Laden.

Alors, si ce sont des faux, pourquoi al Qaïda est-elle restée silencieuse à ce sujet ? Et qu'est-il arrivé exactement au véritable Ben Laden ?

La réponse à la première question peut être que l'organisation terroriste informe est heureuse de mener sa propre guerre de propagande alors que ses soutiens déclinent – et profite du mythe selon lequel son dirigeant charismatique est encore vivant pour encourager des ralliements à sa cause.

Quant à ce qu'il est advenu de lui, des allusions à l'insuffisance rénale de ben Laden, où à l'éventualité qu'il soit mort, apparurent le 19 janvier 2002, quatre mois après le 11 septembre.

C'était quand le président pakistanais Pervez Musharraf a déclaré sur la chaîne américaine d'informations CNN : « Franchement, je pense maintenant qu'il est mort car il est malade des reins. Les images le montrent extrêmement affaibli.'

Dans son livre, le professeur Griffin approuve également cette théorie. Il explique que Ben Laden avait été soigné pour une infection urinaire, souvent associée à une maladie rénale, à l'hôpital américain de Dubaï en juillet 2001, deux mois avant le 11 septembre. Dans le même temps, il avait commandé une machine de dialyse à livrer en Afghanistan.

Comment Ben Laden, en fuite dans des grottes au milieu de montagnes enneigées, aurait-il pu utiliser la machine que beaucoup s'accordent à considérer comme essentielle pour le maintenir en vie ? Des médecins cités par Griffin sur ce sujet pensent que ce devait être impossible.

Il aurait fallu qu'il reste dans un lieu avec une équipe médicale, des conditions d'hygiène et un programme de maintenance régulier pour l'unité de dialyse elle-même.

Et quid de cette info, une brève parue le 26 décembre 2001 dans le journal égyptien Al-Wafd ? Elle disait qu'un haut responsable du gouvernement taliban afghan avait annoncé qu'Oussama Ben Laden avait été enterré le 13 décembre ou vers cette date.

'Il souffrait de graves complications et il est décédé d'une mort naturelle et paisible. Il a été enterré à Tora Bora, en présence de trente miliciens d'al Qaïda, de proches parents et d'amis talibans. Selon la coutume wahhabite, aucun signe distinctif n'a été laissé sur la tombe,' disait l'article.

Le responsable Taliban, dont le nom n'était pas cité, déclarait triomphalement avoir vu le visage de Ben Laden dans son linceul. 'Il avait l'air pâle mais calme, détendu et confiant.'

C'était Noël à Washington et à Londres et l'article fut à peine mentionné. Depuis, des enregistrements de ben Laden sont sortis avec la régularité d'un métronome et des centaines de millions ont été dépensés et beaucoup de sang versé dans la traque dont il fait l'objet.

Ben Laden a été l'élément central de la 'guerre [de l'occident] contre la terreur.' Serait-il possible que, depuis des années, il n'ait été qu'un écran de fumée ?

lundi 14 septembre 2009

L'affiche belge

Le Daily Telegraph est un bon vieux journal conservateur britannique, un temps propriété avec le Jerusalem Post de Conrad Black. En fait je ne suis pas sûr que ce soit vraiment un bon journal mais il est à coup sûr ancien puisqu’il a été fondé en 1855.
Une longue histoire pour ce quotidien qui a donc vécu les deux conflits mondiaux. Ce journal possède des archives impressionnantes dont il fait tantôt profiter son lectorat.

Ainsi, la dépêche que je vous propose a-t-elle 70 ans, parue initialement le 14 septembre 1939, 11 jours après les déclarations de guerre française et britannique contre l’Allemagne.
Et ce qu’on y lit est d’une brièveté bien intéressante, de nature au minimum à nous amener à nous poser quelques questions.

Et à nous dire que l’histoire de cette période reste encore largement à écrire.

Et que c’est la condition pour que les morts reposent en paix et que leurs fantômes ne viennent plus hanter les vivants.

Adolf Hitler appelle les Juifs et les autres réfugiés qui ont fui l’Allemagne à rentrer pour l’aider.
Article publié pour la première fois dans le Daily Telegraph du 14 septembre 1939
Des affiches placées dans le consulat allemand à Anvers demandent instamment aux médecins, ingénieurs et autres techniciens de nationalité allemande, peu importe leur race, de rentrer au pays et de travailler à nouveau pour l’Allemagne.
Les affiches promettent que les biens confisqués à ces réfugiés leur seront restitués s’ils rentrent.
Les Belges interprètent ces annonces comme la reconnaissance par l’Allemagne d’une sévère pénurie d’experts techniciens. - BUP

Affaire close: on peut rire de tout, pourvu que ce soit des Arabes.

Non, je ne vais pas mettre en ligne la séquence vidéo où on voit et entend M. Brice Hortefeux tenir les propos que l'on sait sur les Maghrébins.

Tous les commentateurs, ou peu s'en faut, s'accordent à dédouaner les propos de M. Hortefeux de tout véritable racisme. Si SOS Racisme se dit bien consternée par les propos du ministre et menace de "suspendre sa participation à la commission jeunes-police," point de condamnation formelle des propos. Ce que SOS Racisme sait pourtant faire à l'occasion.

De toutes façons, nous dit la LICRA qui s'y connaît en matière d'Arabes, l'affaire est close. Qu'on se le dise.

Non, je vais seulement vous parler de ce que M. Hortefeux n'a pas dit. Vous notez dans la séquence filmée la présence de M. Jean-François Copé, un aspirant présidentiable, qui est d'ailleurs celui qui oriente la conversation sur l'ethnicité en parlant des Auvergnats (et M. Hortefeux est Auvergnat).

Maintenant, demandons-nous si M. Copé aurait été aussi hilare si quelqu'un avait dit, parlant de lui:

- Il est juif, c'est un drame, c'est un drame

où si, parlant toujours de lui, la conversation avait pris ce tour:

Une participante : "Il est catholique, il mange du cochon et il met la radio pendant shabbat".

Brice Hortefeux : "Ah mais ça ne va pas du tout, alors, il ne correspond pas du tout au prototype, alors. C'est pas du tout ça."
Une participante : C'est notre petit Juif.

Brice Hortefeux : "Bon, tant mieux. Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes. Allez, bon courage…"

Je ne sais pas non plus si, comme le veut la LICRA, l'affaire serait close. A mon avis, M. Hortefeux aurait déjà giclé de son fauteuil ministériel.

dimanche 13 septembre 2009

Du Betar à l'English Defence League, l'art de manipuler l'extrême droite

A quelques jours d'intervalle, l'Angleterre a connu, à Birmingham puis à Londres, deux manifestations islamophobes organisées par des mouvements d'extrême droite.

A Londres, la manifestation était organisée par "Stop à l'islamisation de l'Europe" et rassemblait une douzaine de personnes. Une poignée de gens pour un grabuge à effet maximal.
Dans ce cas, nous semblons plutôt avoir affaire à des personnes, sans doute manipulées, mais aussi désorientées et inquiètes pour leurs proches qui combattent en Afghanistan. Et qui plutôt que d'en faire le reproche à leur gouvernement se tournent contre ceux que la propagande leur a désignés comme les potentiels ennemis de l'intérieur qui voudraient, dixit la même propagande, "islamiser l'Europe."


A Birmingham, c'est peut-être autre chose et la manifestation s'est déroulée à l'instigation de l'English Defence league.
La presse francophone et hexagonale n'est pas très douée pour parler de ce genre de manifestations et encore moins pour les illustrer de documents photographiques ou filmiques.
Alors disons que "English Defence League" rappelle furieusement "Jewish Defence League," l'autre nom du Betar, cette organisation paramilitaire juive extrémiste.


Ensuite, qu'il est tout à fait étrange qu'un groupuscule identitaire d'extrême droite de ce genre cherche à mettre en avant par exemple la défense des droits des homosexuels (condamnés à mort disent-ils par la sharia).



C'est que nous avons là l'exemple d'un prétendu mouvement nationaliste qui reprend tous les thèmes chers à la propagande sioniste pour montrer l'incompatibilité des valeurs de l'Occident et de celles des Musulmans. Comme si, disons-le en passant, les droits des homosexuels étaient un des principes fondateurs de la civilisation occidentale.
Peu importe si c'est dans l'entité sioniste que deux homosexuels (gays) ont été assassinés où si ce sont les amis Irakiens des USA qui font la chasse aux homosexuels à Bagdad.


Le drapeau sioniste est d'ailleurs bien visible dans la vidéo de propagande postée par les sionistes.



Tout cela n'a pas échappé aux commentateurs sur ce site web proche du ... Front National!

jeudi 10 septembre 2009

Encore un sujet à traiter par SOS Racisme et la LICRA

Le sionisme a un constant besoin d’ennemis pour maintenir un semblant de cohésion dans la prétendue communauté nationale qu’il a imposée sue le sol palestinien.
Ces ennemis sont les antisémites qui pullulent dans le monde même là où on croyait que les Juifs n’étaient plus persécutés. Du moins si on en croit les indicateurs fabriqués par les officines sionistes
Ce sont aussi ces Arabes qu’on a du mal à taxer d’antisémites (on commence à le faire cependant d’autant plus volontiers qu’on a maintenant découvert des Juifs antisémites) car ils sont certainement plus Sémites que la majorité des ressortissants de l’entité sioniste. Et, surtout, ces Palestiniens qui s’entêtent, en dépit de la disproportion des forces, à résister et à revendiquer la restauration de leurs droits nationaux.
Le sionisme ne se porte donc jamais mieux qu’en temps de guerre... du moins tant qu’il la gagne. En temps de paix, certes relative, il faut bien trouver de quoi s’occuper et le bougnoule qu’on n’a pour l’instant pas sous la main, on le remplace par un autre, fut-il un coreligionnaire et concitoyen.
Ce blog vous en a proposé des exemples et en voici un autre présenté par un quotidien sioniste. Vous noterez la réponse alambiquée du rabbin cité dans le texte et son absence d’étayage par des chiffres. En effet, on trouve beaucoup de gens pour qui, «beaucoup » ça commence à deux voire un.
En passant, je sais que beaucoup de Juifs (et quand je dis beaucoup, c’est des centaines et peut-être des milliers) portent le même patronyme que moi. Les voir en changer me désolerait.
Pour finir, me direz-vous : mais pourquoi s’embêtent-ils à vouloire inscrire leurs enfants dans une école talmudique ? Que n’étudient-ils pas la chimie ou la sociologie ?
Outre qu’on peut être sincèrement intéressé par les études religieuses, il faut juste savoir que ces écoles permettent l’accès au rabbinat et éventuellement à la capacité à maîtriser la halacha (la loi religieuse juive), c’est-à-dire d’accéder à un pouvoir spirituel et temporel qui se traduit volontiers en espèces sonnantes et trébuchantes (et ceci n’est évidemment pas particulier au judaïsme).



Des Séfarades prennent des patronymes «ashkénazes» pour obtenir l’inscription de leurs enfants dans les séminaires religieux les plus cotés
par Kobi Nahshoni, Yediot (Sionistan) 9 septembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Alors que la bataille d’opinion et légale pour éliminer la discrimination à l’intérieur des institutions éducatives ultra-orthodoxes (haredi) se poursuit, de nombreuses personnes rencontrent encore des difficultés pour inscrire leurs enfants dans les séminaires religieux les plus cotés. Et certains parents d’origine séfarade en sont venus à changer leurs patronymes rien que pour y accéder.

L’hebdomadaire haredi «Mispacha» (Famille) rapporte dans un de ses tout derniers numéros une tendance croissante chez les familles ultra-orthodoxes d’origine orientale (c.à.d. non européennes, NdT) à hébraïser ou à « ashkénizer » leurs patronymes afin d’améliorer les chances de leurs enfants d’être admis dans des séminaires et des écoles religieuses (yeshivas) ashkénazes.

Des employés des services d’état civil au ministère de l’intérieur ont déjà eu recours à cette pratique. Le nom de famille Turjeman (traducteur en arabe, NdT) est changé en Truzman, Mussayev (Moussaoui, NdT) en Moskovitch, Shavo en Shavan etc.

«La limitation des quotas de Séfarades dans les institutions éducatives ashkénazes n’est un secret pour personne,» affirme David Rot (pseudonyme), anciennement Shitreet. «Tout parent Séfarade qui inscrit son fils dans une institution éducative est confronté à une masse de difficultés, sauf s’il a de la notoriété ou a de l’entregent, ou s’il propose un don financier conséquent et que l’argent compense le nom.»
Yair Lev (pseudonyme) qui a également changé de patronyme explique. «J’aurais préféré ne pas avoir à le faire, mais dans ce monde [dans l’entité sioniste, NdT] on ne fait que regarder l’emballage extérieur qu’est le nom. Si vous n’avez pas le nom qu’il faut, les choses deviennent difficiles pour vous.»

Rot comme Lev disent avoir été l’objet de nombreuses critiques de la part de voisins et de membres de leurs communautés, avec des remarques du genre, «En quoi est-ce si mal d’être Marocain? », «Les gens ne sont pas stupides, qui crois-tu tromper ? Tu es né marocain et tu le resteras,» mais ils disent avoir eu aussi quelques réactions positives.
Yoav Lalom, de la «Halacha Youth ,» une association de lutte contre la discrimination chez les ultra-orthodoxes, déclare au Yediot qu’il connaît bien ce phénomène et observe que «Il existe mais n’est pas généralisé.»

Lalom dit être opposé à cette pratique qu’il appelle « la solution de facilité,» et ajoute que dans de nombreux cas elle s’avère contreproductive car on sait que des directeurs d’écoles ont découvert la vérité sur l’origine de certains élèves pendant l’année scolaire et se sont mis à harceler les enfants « ashkénizés.»

Les directeurs des institutions ashkénazes semblent regretter cette situation : «C’est une honte que de telles familles Séfarades importantes se retrouvent dans ce type de situation,» déclare au Yediot un rabbin Ashkénaze d’une yeshiva bien connue de Jérusalem. «Ce sont des Juifs craignant Dieu encore plus que nous, je vous le garantis.»
Sa propre école, insiste-t-il, ne discrimine pas : «Pour certaines familles séfarades, changer de nom ne sera d’aucun bien, car leur mentalité [de ces certaines familles, NdT] est complètement différente et inadaptée à notre établissement.

«Ca n’a rien à voir avec l’origine – l’expérience du passé a prouvé qu’ils ne s’assimilent tout simplement pas bien. C’est une honte que tout le monde soit lésé à cause de ça.»

«Dans notre école, nous avons des élèves avec des noms franchement séfarades. Le seul critère d’admission est de venir d’une famille de véritables craignant Dieu,» poursuit-il. «On ne peut pas généraliser sur la communauté séfarade – certains correspondent au critère et d’autres non, et peu importe s’ils ont changé leurs noms. Nous avons beaucoup d’élèves Séfarades sur notre tableau d’honneur. Nous les aimons.»